Politiques Sectorielles >> La Politique Nationale de la Communication pour le Développement (PNCD)

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Sommaire

Introduction
1. Cadre Conceptuel
2. Justification de la Politique Nationale de Communication pour le Développement
3.  Les objectifs de la Politique Nationale de Communication pour le Développement
4.  Les sous-programmes


Introduction

Le Gouvernement du Burkina Faso a approuvé en novembre 2001 un document relatif à la Politique Nationale de Communication pour le Développement (PNCD). Le document de Politique Nationale de Communication pour le Développement résulte d’une large concertation de tous les acteurs institutionnels, privés et publics du développement, à travers treize ateliers régionaux couronnés par un atelier national.

La Politique Nationale de Communication pour le Développement a pour ambition l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et stratégies sectorielles dans des domaines fondamentaux tels que l’agriculture, l’élevage, l’environnement, l’hydraulique, la santé, l’éducation, la culture et le développement social.

L’élaboration de ce document s’inscrit dans les grandes orientations nationales en matière de politique de développement, notamment « le Cadre Stratégique de lutte contre la Pauvreté », et les Textes d’Orientation de la Décentralisation.

A travers l’adoption de la Politique Nationale de Communication pour le Développement, il s’agit pour le Gouvernement de :

  • mettre à la disposition des organisations publiques et privées, intervenant dans les différents secteurs de développement, les méthodes et techniques appropriées de communication et de vulgarisation ;
  • répondre aux besoins d’information des populations rurales et urbaines ;
  • favoriser le retour de l’information des communautés de base jusqu’aux structures centrales de décision ;
  • mobiliser les populations dans leurs localités respectives autour de projets d’auto-développement ;
  • et promouvoir une communication de proximité.

L’élaboration de ce document a été de la responsabilité du ministère de l’Information.

Les besoins de financement du Programme d’appui à la mise en œuvre de la Politique Nationale de Communication pour le Développement s’élève à 12 010 138 000 F CFA soit 17 157 380 dollars US.

Le Gouvernement convoquera très prochainement une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la Politique Nationale de Communication pour le Développement.

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1. Cadre Conceptuel

La définition de la Politique Nationale de Communication pour le Développement est née de la volonté politique du Gouvernement burkinabé d’utiliser la communication afin d’impliquer les populations de façon active et consciente au processus de développement économique, social et culturel.

Cette approche pose en prémices que le succès du développement, en milieu rural suppose la participation active et consciente des populations rurales du Burkina Faso, à tous les stades du processus de développement.

En élaborant une politique nationale dans le domaine de la communication pour le développement rural, il s’agit d’utiliser de façon optimum les atouts des différents modes de communication pour

  • recueillir et échanger des informations entre tous ceux qui sont concernés par la planification d’une action de développement, l’objectif étant d’arriver à un consensus sur les problèmes de développement rencontrés et les solutions possibles ;
  • mobiliser la population pour des actions de développement et aider à résoudre les problèmes et à surmonter les malentendus qui peuvent surgir pendant la mise en œuvre des projets ;
  • renforcer les compétences pédagogiques et les facultés de communication des agents de développement (à tous les niveaux) afin qu’ils sachent mieux dialoguer avec leurs publics ;
  • appliquer la technologie de la communication aux programmes de formation et d’éducation, surtout à la base, afin d’améliorer leur qualité et leur impact ;
  • permettre aux acteurs du développement d’être à l’écoute des préoccupations des populations concernées ;
  • vulgariser les techniques et méthodes de travail jugées plus efficaces sur le terrain du développement socio-économique et culturel.

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2.  Justification de la Politique Nationale de Communication pour le Développement

De nombreux projets commettent des erreurs d’analyse sur la volonté et la capacité des populations de s’approprier une nouvelle technologie et des infrastructures de développement.

C’est ainsi qu’ils omettent de développer dès le départ, une composante Communication dans leurs activités.

Pour pallier définitivement cette insuffisance d’approche, la Politique Nationale de Communication pour le Développement a les missions principales suivantes :

  • définir des stratégies sectorielles de communication pour le développement.
  • mobiliser les populations pour les actions de développement en faisant circuler l’information entre toutes les personnes et les structures concernées par une initiative de développement ;
  • diffuser les informations sur les actions réussies afin de stimuler les autres communautés de base ;
  • améliorer la portée et l’impact des programmes de formation à la base ;
  • surmonter les barrières de l’analphabétisme et de l’incompréhension, en transmettant les idées et les pratiques sous une forme appropriée.

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3.  Les objectifs de la Politique Nationale de Communication pour le Développement

Le processus d’élaboration de la Politique Nationale de Communication pour le Développement a adopté une démarche participative avec la prise en compte des aspirations des acteurs de terrain, le diagnostic des moyens existants par des études thématiques et sectorielles.

Au vu des résultats issus des différents travaux, il peut dégager des objectifs globaux et spécifiques.

a) Des objectifs globaux :

Mettre à la disposition des organisations publiques et privées intervenant dans les différents secteurs de développement, les méthodes et techniques de Communication et de vulgarisation ;

Répondre aux besoins d’information des populations rurales et urbaines ;

Favoriser le retour de l’information des Communautés de base jusqu’aux structures centrales de décision ; etc…

b) Des objectifs spécifiques et sectoriels

La Politique Nationale de Communication pour le Développement a pour ambition d’aider à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques et stratégies sectorielles dans les domaines fondamentaux, notamment ceux de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de l’hydraulique, de la santé, de l’éducation, de la culture et du développement social.

Pour y parvenir, huit sous-programmes ont été identifiés.

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4.  Les sous-programmes

4. 1. Diffusion du Programme National de Communication pour le Développement

La Communication apparaît désormais comme un facteur d’échanges d’informations et d’expériences dans le domaine du développement.

Il y a donc lieu de créer les conditions d’une large diffusion du contenu de la Politique nationale de Communication pour le Développement, et du Programme d’Appui qui en est issu auprès des différentes composantes que sont :

  • les institutions et services publics et privés ;
  • les ONG et associations de la Société Civile ;
  • les organisations des producteurs ;
  • les projets de développement ;
  • les partenaires de la coopération bi et multilatérale.

La diffusion du Programme National de Communication pour le Développement devra permettre de renforcer l’implication des acteurs du développement, de consolider la concertation inter structures, inter projets et inter organisations.

Elle vise à assurer l’égalité d’accès des composantes du programme à l’information sur les finalités de la communication pour le développement.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à cent dix millions deux cent mille (110 200 000) francs CFA, soit cent cinquante huit mille (158 000) dollars US.

4. 2. Réformes juridiques et institutionnelles

Le cadre juridique et institutionnel de la communication pour le développement est un facteur important dans l’analyse des ressources nationales.

Le cadre juridique est marqué par le contexte de libéralisme politique, soutien au processus de démocratisation avec la Constitution de juin 1991, le Code de l’information et la Loi sur le Conseil Supérieur de l’Information .
L’environnement institutionnel de la Communication connaît donc une évolution positive.
Cependant quelques points de réformes s’avèrent nécessaires dans le domaine juridique et institutionnel en vue de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Communication pour le Développement.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à deux cent quatre vingt sept millions, six cent mille (287 600 000) francs CFA, soit quatre cent onze mille (411 000) dollars US.

4. 3. Formation et Recherche en Communication pour le développement

Les premières générations de journalistes et hommes de médias ont été surtout initiés au métier dans les écoles africaines et des universités françaises et canadiennes.

Les nationaux, pionniers du métier, se sont pour la plupart formés sur le tas.

Si le ministère chargé de l’information dispose des infrastructures de diffusion, il ne dispose toujours pas de personnels requis pour la Communication appliquée au développement.

La formation à la communication pour le développement est ressentie comme une nécessité dans les écoles professionnelles et les services techniques de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement des eaux et forêts, de la Santé, de l’action sociale et de l’éducation.

Aujourd’hui, le nouvel environnement de l’Etat de droit présente un certain nombre d’atouts qui militent en faveur du renforcement des ressources humaines.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à un milliard quatre cent quatre vingt huit millions cent mille (1 488 100 000) FCFA, soit deux millions cent vingt six mille (2 126 000) dollars US.

4. 4. Développement et Décentralisation des Médias

La presse publique au Burkina Faso est née avec l’effervescence de la période qui a précédé les indépendances politiques de 1960. Cette presse publique se heurte aujourd’hui à de nombreux obstacles. La presse privée a connu quant à elle, un essor dans la foulée du processus de démocratisation initiée au début des années 90.

Plusieurs dizaines de radios privées FM ont vu le jour de 1991 à 2000 offrant ainsi aux populations des grandes agglomérations du pays (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso surtout) une gamme variée de programmes avec un meilleur confort d’écoute.

Des dizaines de journaux privés sont apparus, aux périodicités, formats et vocations éditoriales les plus contrastées.

Dix ans après, le paysage de la presse écrite s’est toutefois écrémé et stabilisé, une importante frange de ces titres ayant péri ou ne paraissant plus que de manière sporadique.

La presse en langue nationale est relativement variée. IL existe plus d’une vingtaine de journaux dont les promoteurs sont généralement les démembrements de l’Etat, des associations, des instituts, des confessions religieuses ou l’initiative privée.

Il est nécessaire aujourd’hui d’améliorer la circulation des informations au niveau local, régional et national. Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à cinq milliards trois cent trente neuf millions quatre cent mille (5 339 400 000) F CFA, soit sept millions sept cent quinze mille (7 715 000) dollars US.

4. 5. Développement et Décentralisation des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

L’évolution d’ensemble du secteur des télécommunications présente des acquis.

Le développement des équipements et des infrastructures dans ce domaine est significatif.

S’agissant en particulier des nouvelles technologies de l’information et de la Communication (NTIC), l’importance de son accès a été prise en considération par l’opérateur national des télécommunication, l’ONATEL.

Les NTIC peuvent être utilisées pour répondre aux besoins du développement et, en particulier, aux besoins propres du monde rural, à condition qu’elles soient configurées et dimensionnées aux usages réels des populations.

Le sous-programme a pour finalité principale de favoriser l’expansion des NTIC à partir du réseau interurbain des télécommunications.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à quatre milliards deux cent treize millions cinq cent mille (4 213 500 000) F CFA, soit six millions vingt mille (6 020 000) dollars US.

4.6.  Développement des canaux et Moyens de Communication de Proximité.

Les outils de communication de proximité présente une gamme variée de moyens : diapositive, affiche, film, boîte à images, tableau – images, dossier de vulgarisation technique, vidéo et dessin.

L’utilisation de ces moyens dans le champ de la communication est un phénomène relativement nouveau parce que lié aux campagnes de développement en milieu rural initiées après les indépendances politiques. Ces outils de Communication de proximité permettant donc de promouvoir, de former ou d’informer à l’intérieur des associations où à l’extérieur des organisations et structures étatiques.

Le sous-programme vise à associer l’utilisation des moyens de communication traditionnels à celle des grands moyens d’information et de sensibilisation, et ce faisant, développer des axes de communication multidirectionnelle.

Le sous-programme entend également promouvoir la Communication éducative par le biais des outils de communication de proximité.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à trois cent cinquante quatre millions (354 000 000) FCFA soit cinq cent six mille 506 000) dollars US.

4.7. Elaboration des Stratégies Sectorielles de Communication et Appui aux Activités de Mise en œuvre et de suivi Evaluation du Programme National de Communication pour le Développement.

La définition de la Politique Nationale de Communication pour le Développement s’inspire des stratégies de politique sectorielle dans les domaines fondamentaux de développement.

Le sous-programme vise à donner les moyens aux secteurs de développement de promouvoir leurs propres stratégies de communication, en vue d’atteindre les objectifs définis par le Gouvernement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’élevage, de l’agriculture, de l’environnement, de l’information et du développement social.

L’autre finalité visée est la mise en place des modalités de suivi-évaluation en collaboration avec les partenaires bi et multilatéraux, le Gouvernement, les services techniques, les ONG et projets de développement.

Les coûts financiers de ce sous-programme s’élèvent à cent quatre vingt treize millions sept cent cinquante mille (193 750 000) F CFA soit deux cent soixante dix sept mille ( 277 000) dollars US.

4.8. Appui à la préparation de la mise en œuvre du Programme National de Communication pour le Développement

Il s’agit de procéder à des tâches de préparation de mise en œuvre en vue de Favoriser une meilleure appropriation du contenu du programme par les différents acteurs et partenaires du développement.

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